Analyse préflop
Vue d'ensemble par position, position deep-dive, liste des mains, UserRangePreference.
L'Analyse préflop est l'outil Pokerlines dédié exclusivement au travail du jeu préflop : il filtre intelligemment chaque situation (position, stack, rôle, format) afin d'isoler précisément les axes de progression, et permet de descendre de la vue globale à la main individuelle. Sur le plan Pro, il va plus loin et pré-calcule à l'import un score par décision, en comparant chaque main à la range de référence.
L'Analyse préflop est disponible à partir du plan Casual ; le scoring automatique des mains à l'import est réservé au plan Pro (cf. la section Les ranges de référence plus bas).
Comment Pokerlines score les décisions préflop
Pour chaque main importée, le scoring s'appuie sur trois éléments : le contexte (position, stack, rôle préflop attribué automatiquement — cf. Spécificités Pokerlines), l'action effectivement jouée (open, call, fold, 3-bet…) et l'action attendue selon la range de référence dans ce contexte précis. Chaque main est alors classée dans l'une des quatre catégories : Correcte, Sous-jouée, Sur-jouée, Opportunité manquée (définitions détaillées au chapitre Spécificités Pokerlines, section Le scoring de range).
Ce verdict par main est ensuite agrégé en un score sur 100 à chaque niveau de granularité — global, position, stack range, rôle, session — selon la même formule : pourcentage de décisions correctes, pondéré pour pénaliser plus lourdement les opportunités manquées que les sur-jeux. Un score de 75 / 100 au BTN signifie ainsi « 3 décisions sur 4 conformes à la range de référence » ; le code couleur (rouge → orange → vert) en facilite la lecture.
Important — Pokerlines ignore le résultat de la main. Un fold correct sur AK qui aurait gagné reste un fold correct. Le choix est délibéré : se laisser influencer par le résultat revient à se laisser dominer par la variance — précisément le piège que ce module est conçu pour éviter.
Vue d'ensemble par position

Sans filtre, la page affiche le score global (toutes positions confondues) et, autour, le score par position sous forme d'un radar 6-MAX qui se lit en deux secondes : les positions performantes sont vertes et éloignées du centre, celles où les erreurs sont systématiques apparaissent rouges et resserrées.
Au-dessus, une toolbar sticky permet de restreindre l'analyse :

- Période — 7 jours, 30 jours, 90 jours, 1 an, tout l'historique, ou une plage custom via le date-picker.
- Date de session — un sélecteur de jour qui réduit l'analyse à une session précise. Prioritaire sur la période quand les deux sont actifs.
- Mode / Type / Format de jeu — Tournoi vs Cash, Vanilla / PKO / Mystery KO, taille de table (Heads-Up → 9-MAX). Ces filtres s'auto-cohèrent : changer de format remet le sélecteur de position à zéro si la position courante n'existe pas dans le nouveau format.
En dessous, la grille des sessions liste les journées de jeu une par une, avec le score par position pour chaque session. C'est la vue chronologique : « le score au BTN s'est-il dégradé sur les 10 dernières sessions ? » se lit directement dans une colonne. Un clic sur une cellule descend au croisement Position × Session ; un clic sur ▶ ouvre directement le replayer en parcours guidé sur cette session.

Position deep-dive
Cliquer sur une position (depuis le radar, depuis la grille ou depuis la toolbar) bascule la page en mode position. Le breadcrumb en haut indique la localisation (« Vue globale / BTN ») et tout le contenu se recalcule pour cette position uniquement.

Trois cartes y composent l'analyse :
- Score de la position — le score au centre, avec un mini-radar des rôles préflop performants ou non dans cette position (Open, Call, 3-bet, Squeeze, etc.), et la répartition des stack ranges les plus joués. Survoler un rôle dans le radar met en surbrillance la pastille correspondante — utile pour repérer en un coup d'œil un constat du type « bon au BTN, sauf en cold-call 3-bet ».
- Score par rôle — une barre stratifiée qui détaille, pour la position courante, le score par rôle préflop. C'est ici qu'apparaît un score moyen masquant souvent un Open en or à côté d'une Défense BB catastrophique.
- Évolution dans le temps — la courbe du score sur la position, alignée avec la période choisie dans la toolbar. Lecture de tendance : « progression au CO depuis 30 jours » ou, à l'inverse, « régression liée à un automatisme à corriger ».
Et en-dessous, l'historique des sessions — la même grille qu'en vue globale, mais filtrée sur la position courante, avec une colonne par rôle. Les clics s'y enchaînent : une cellule restreint au Position × Session × Rôle précis, et ▶ ouvre le replayer pour cette tranche.

Stack ranges & rôles — les deux dimensions de drill-down
À partir de la vue position, l'analyse peut être affinée sur deux axes :
- Stack range — sélection d'un palier de stack (100 bb, 80 bb, 70 bb, …, 1 bb) via la toolbar, ou clic sur une barre de stack dans la carte Score de la position. Pokerlines convertit le palier en bornes (par exemple, « 20 bb » couvre 19,5 → 20,49 bb) et restreint l'analyse à cette tranche. Les bornes peuvent aussi être réglées manuellement (champs Stack min / Stack max).
- Rôle préflop — choix parmi les onze rôles (Open, Call, 3-bet, 4-bet, Squeeze, Cold call 3-bet/4-bet, Iso, BvB, Push…). Le sélecteur ne propose que les rôles possibles dans le format courant — au BTN heads-up, par exemple, Squeeze disparaît, la situation n'existant pas.
Le cumul position + stack + rôle fait basculer la page en vue multi-filtres : un radar comparatif qui confronte cette tranche très précise au reste des décisions, des KPIs dédiés, et la liste des mains évaluées correspondante (cf. section suivante). À ce niveau, il ne s'agit plus d'un dashboard mais d'un véritable spot de travail.


Liste des mains à analyser

Dès qu'un filtre est posé (au minimum une position, ou n'importe quel filtre stack/date), Pokerlines liste en bas de page les mains correspondantes, dans un panel divisé en deux :
- À gauche — un tableau des mains : cartes du Hero, sizing, action effectivement jouée, action attendue, score, mini-board. Tri par défaut sur les erreurs en premier (opportunités manquées, sur-jeux, sous-jeux), là où se concentre le travail.
- À droite — le replayer qui ouvre la main sélectionnée. Au-dessus de la table, une barre d'évaluation affiche la décision de Hero comparée à la range : la main est mise en évidence dans la matrice 13×13 colorée, et la lecture est explicite — « cette range prévoyait : 50 % 3-bet / 30 % call / 20 % fold ».
Et en haut, la barre de score : un score est attribué automatiquement par Pokerlines, mais il est modifiable. Le choix est délibéré — l'algorithme ne connaît ni les profils des vilains, ni l'ICM, ni les dynamiques de table. Un call hors range justifié par un fish à -3 bb à gauche peut être rectifié en un clic, le score se mettant à jour en conséquence. Le scoring de Pokerlines est un point de départ, pas un verdict. (cf. Spécificités Pokerlines — section Le scoring de range).
Les boutons de navigation (◀ ▶) en bas du replayer enchaînent les mains du tableau : il devient possible d'effectuer une passe linéaire sur toutes les erreurs d'une catégorie sans jamais quitter la page.
Les ranges de référence
C'est la pièce la moins évidente du module — et la plus importante : quelle range Pokerlines utilise-t-il pour le scoring ? Réponse : celle déclarée comme référence pour ce contexte précis.
Concrètement, chaque combinaison « UTG / 25 bb / MTT 6-MAX » est associée à une range de référence depuis la page Configuration des ranges. Le nombre d'associations n'est pas limité — autant que nécessaire, par position × profondeur de stack × format de jeu. Pokerlines retrouve la range automatiquement pour chaque main : à l'import (sur le plan Pro), il lit le contexte « tournoi, 6-MAX, UTG, 25 bb » et applique la range associée.

Trois conséquences à connaître :
- Plusieurs contextes peuvent pointer vers la même range — typiquement, la même range « UTG-open » peut servir aussi bien à 25 bb qu'à 30 bb en l'absence de version plus fine.
- En l'absence de configuration, Pokerlines retombe sur la range GTO par défaut correspondant au format (cf. Range Builder & Trainer). Cela fournit un référentiel propre dès le premier import — sans construction manuelle préalable.
- Changer une range de référence recalcule les scores des mains rattachées. Remplacer une range BTN-open 25 bb par une version plus large déclenche la mise à jour des scores BTN-25 bb sur l'ensemble des mains existantes — automatiquement, en arrière-plan.
C'est aussi pour cela que la page Configuration des ranges constitue un détour obligatoire avant de prendre le score préflop au sérieux : sans ranges de référence personnelles, la comparaison se fait avec le défaut GTO, ce qui est utile au démarrage mais peu représentatif d'une ligne de jeu réelle. Le bouton « Voir mes ranges » dans la toolbar mobile y mène directement.
Comparaison avec la session précédente

À chaque score affiché — global, par position, par rôle, par session — un delta vient en lisière, sous la forme ▲ +3,2 ou ▼ -1,8. C'est l'écart avec la même tranche sur la session précédente (ou sur la période précédente, selon le contexte). Trois lectures concrètes :
- Delta global — « le niveau préflop a-t-il progressé ou régressé sur la dernière session ? » Une chute de 5 points sur une session unique n'est pas significative (variance dans le matching range × situations), mais une tendance à la baisse sur 3 sessions consécutives mérite qu'on regarde où le score décroche — typiquement une position, une plage de stack, un rôle.
- Delta par position — souvent plus parlant que le delta global. Une progression globale de 2 points peut masquer une perte de 8 points au CO ce soir-là : c'est probablement là qu'il faut regarder en premier.
- Delta par rôle — la lecture la plus fine. « Les 3-bets se sont dégradés de 4 points cette semaine alors que les opens restent stables » est exactement le type de constat que l'Analyse préflop est conçue pour produire.
Couplé à l'historique des sessions (la grille chronologique en bas de la vue position), cela donne une vision « niveau de jeu dans le temps » — au-delà d'un score statique. C'est ce qui transforme le module d'un score-card en outil de progression.
